Historique

Premiers écrits

Des récits de phénomènes aériens inhabituels existent depuis très longtemps. Certaines de ces apparitions étranges peuvent avoir été des phénomènes astronomiques comme des comètes ou des météores brillants, ou des phénomènes optiques atmosphériques. L'analyse de ces faits passés est nommée couramment rétro-ufologie. En voici quelques exemples :

Pendant le règne du Pharaon Thoutmôsis III autour 1450 av. J-C, on a retrouvé une description de multiples « cercles de feu plus brillants que le soleil » d'environ cinq mètres d'envergure qui seraient apparus durant de nombreux jours. Ils ont finalement disparu après « être montés haut dans le ciel ».
L'auteur romain Julius Obsequens écrit en 99 av. J.-C, dans Tarquinia pendant le coucher du soleil, un objet rond, comme un globe, a pris son chemin dans le ciel d'ouest .

Gravure sur bois de Hans GlaserLe 24 septembre 1235, le général Yoritsume et son armée ont observé près de Kyoto des sphères de lumière non identifiées. Les conseillers du général lui ont dit « de ne pas s'inquiéter car c'était simplement le vent qui faisait bouger les étoiles ».
Gravure sur bois par Hans Glaser (1566), Nuremberg. Le 14 avril 1561, l'Allemagne a été parcourue par une multitude d'objets apparemment engagés dans une bataille aérienne. Il a été dit que des petites sphères sortaient de grands cylindres. Ces observations ont été interprétées comme des prodiges surnaturels, des anges et d'autres présages religieux .
Certains enquêteurs contemporains considèrent ces témoignages comme étant l'équivalent antique de rapports d'OVNI modernes. Il est en effet possible que des apparitions d'OVNI aient été traduites dans des œuvres d'art, mais pour les cas les plus souvent cités une explication plus simple a été trouvée par certains rétro-ufologues ou historiens. Par exemple:

les cosmonautes de la fresque du monastère de Detjani au Kosovo, (1350) seraient des représentations symboliques du soleil et de la lune telles qu'on les retrouve dans l'art byzantin religieux de cette époque.
l'OVNI du tableau de Mainardi (Madonna col Bambino e San Giovannimo), qui traverse les cieux en pleine nativité, serait en réalité la représentation symbolique de l'archange Gabriel.
l'objet en forme de soucoupe volante sur le tableau de Paolo Uccello, la Tébaïde, ne serait que le chapeau du cardinal.
la fameuse pièce de 1680 commémorant un passage d'OVNI au dessus du ciel de France, serait un jeton de jeu sur lequel est dessinée une roue de la fortune.

Premiers rapports modernes

Avant que les termes « soucoupe volante » et « UFO » n'aient été inventés, il y a eu un certain nombre de rapports de phénomènes aériens étranges non identifiés. Ces rapports vont de la moitié du XIXe siècle au XXe siècle.

En juillet 1868, une équipe d'investigateurs sur les OVNI constitue le premier document moderne sur un phénomène s'étant produit dans la ville de Copiapo, Chili.



Le 25 janvier 1878, le journal quotidien de Denison (États-Unis) signale qu'un fermier local, John Martin, a rapporté avoir vu un grand objet sombre circulaire ressemblant à un vol de ballon se déplaçant « à une vitesse merveilleuse » [7].
Le 17 novembre 1882, l'astronome E.W. Maunder de l'observatoire royal de Greenwich décrit dans un rapport « un visiteur céleste étrange » qui était « en forme de disque » ou « fusiforme ». Quelques années plus tard, Maunder écrit que cet objet ressemble énormément au nouveau dirigeable Zeppelin. L'objet étrange a été également vu par plusieurs autres astronomes Européens [8].
Le 28 février 1904, trois membres de l'équipage d'un cargo d'approvisionnement de l'armée américaine font une observation rapportée ensuite par leur lieutenant (Frank Schofield, qui deviendra plus tard le commandant en chef de la flotte Pacifique), environ 500 km à l'ouest de San Francisco. Schofield a décrit trois « œufs lumineux rouges » et des objets circulaires volants dans une formation en échelon qui se sont approchés sous la couche de nuages, puis ont changé de direction et sont montés au-dessus des nuages pour s'éloigner définitivement deux à trois minutes plus tard. Le plus grand avait la taille apparente « d'environ six soleils ».
Le prétendu incident de Fátima ou « le miracle du soleil » a été observé par des dizaines de milliers de témoins à Fátima, Portugal le 13 octobre 1917, et est considéré par certains comme une réelle apparition d'OVNI [10].



« Ghostrocket » photographiée le 9 juillet 1946 en Suède.Le 5 août 1926, tout en voyageant dans les montagnes de Humboldt de la région de Kokonor au Tibet, Nicholas Roerich rapporta que les membres de son expédition ont vu haut dans le ciel « quelque chose se reflétant dans le grand et brillant soleil, quelque chose d'énorme et d'ovale se déplaçant à grande vitesse ».
Sur les théâtres de guerres aériens européens et japonais, pendant la Seconde Guerre mondiale, des foo fighters (des boules de lumière qui ont suivi les avions) ont été rapportés par les pilotes alliés et de l'Axe [11].
Le 25 février 1942, un objet non identifié a été détecté au dessus de la Californie. L'objet est resté présent dans le ciel malgré vingt minutes de feu soutenu des batteries anti-aériennes (DCA). L'incident est devenu plus tard connu sous l'appellation de « la bataille de Los Angeles ».



En 1946, on dénombrait plus de deux mille rapports d'avion non identifié parmi les nations scandinaves, mais aussi en France, au Portugal, en Italie et en Grèce, alors désignés sous le nom de « grêle russe » et plus tard en tant que « fusées fantôme » (en anglais Ghostrockets) parce que l'on a pensé que ces objets mystérieux étaient des essais russes des fusées V1 ou V2 allemandes capturées [13]. Ceci s'est révélé faux ; mais le phénomène demeure inexpliqué. Plus de deux cents ont été détectés sur radar et considérés comme les « vrais objets physiques » par les militaires suédois. Une fraction significative a été considérée comme étant une identification erronée de phénomènes naturels, tels que des météores.







De nos jours

Après la Seconde Guerre mondiale, le phénomène OVNI fut connu du grand public suite à l'observation d'un homme d'affaires américain, Kenneth Arnold, le 24 juin 1947. Il fit cette observation alors qu'il volait dans son avion privé près de Mount Rainier, Washington. Il rapporta avoir vu neuf objets brillants volants du Mount Rainier vers le Mont Adams, « à une incroyable vitesse » qu'il estima être d'au moins 1800 km/h [14]. Son témoignage reçut une attention significative de la part des médias et du grand public. Arnold témoigna plus tard que les OVNI qu'il avait vus ressemblaient à des soucoupes, des grands disques plats. Ce témoignage lui valut d'être la risée des médias et du public et apparût le terme "soucoupe volante".

Cette affaire a été rapidement suivie de milliers de témoignages, surtout aux États-Unis, mais aussi dans d'autres pays. Un témoignage significatif est celui de l'équipage d'un vol de United Airlines faisant part de neuf objets en forme de disque les ayant escortés au dessus de l'Idaho dans la soirée du 4 juillet. Ce témoignage reçut une médiatisation plus importante et fut considéré comme plus crédible que celui d'Arnold. Les jours suivants la plupart des journaux racontaient en première page des histoires de "soucoupes volantes". L'incident de Roswell dans la nuit du 8 juillet et son déboulonnage (debunking) par les autorités américaines entama la fin de la première grande vague d'OVNI aux États-Unis.


Autoroute renommée "voie express extraterrestre", près de Roswell.Le 9 juillet, l'US Air Force, en coopération avec le FBI, démarra secrètement une enquête visant à étudier les meilleurs témoignages d'OVNI, y compris ceux de Kenneth Arnold et des passagers du vol de United Airlines. Le FBI déclara qu'il employait « tous ses scientifiques » pour déterminer si un « tel phénomène pourrait, en fait, se produire ». En outre, la recherche « était conduite en gardant à l'esprit que les objets volants pourraient être un phénomène céleste » ou « qu'ils pourraient être un corps étranger mécanique et commandé » [15]. Trois semaines plus tard, ils conclurent que « ces soucoupes volantes ne sont pas toutes imaginaires ou assimilables à des phénomènes météorologiques. Quelque chose vole réellement dans la région. »

Une autre enquête de la division renseignement et technique de l'Air Materiel Command en vint aux mêmes conclusions [16], c'est-à-dire que « le phénomène correspond à quelque chose de réel et non à des visions ». Ce sont des objets en forme de disque, d'apparence métallique et aussi gros que des avions. Ils sont caractérisés comme ayant « une extrême manœuvrabilité », en général une absence de bruit et de trainée, volants occasionnellement en formation et au comportement évasif une fois aperçus par un avion ou détectés sur un radar. Il a ainsi été recommandé, fin septembre 1947, qu'une étude officielle de ce phénomène soit mise en place par l'US Air Force. Cela entraina la création du projet Sign [17] fin 1947 qui devint le projet Grudge [18] fin 1948, puis le Projet Blue Book [19] en 1952. Blue Book prit fin en 1970, mettant fin aux investigations officielles de l'Air Force dans ce domaine.

L'usage de l'appellation OVNI à la place de "soucoupe volante" fut suggérée par le capitaine Edward J. Ruppelt, premier directeur du Projet Blue Book, car le terme de "soucoupe volante" ne reflète pas la réalité de la diversité des témoignages. Ruppelt rapporta son expérience dans un mémoire : The Report on Unidentified Flying Objects [20] (1956), premier livre à employer le terme UFO. La directive Air Force 200-2 de 1954 définit un OVNI comme étant « n'importe quel objet aéroporté ayant des performances, une forme ou tout autre caractéristique inhabituelle ne pouvant être assimilé à aucun type d'avion et de missile connu et ne pouvant être franchement identifié avec un objet connu ». Cette directive stipule que les OVNI de catégorie B devraient être étudiés comme « une menace possible pour la sécurité des États-Unis » et qu'il faut étudier quels pourraient être « les aspects techniques impliqués ». En outre, le personnel de l'US Air Force a été sommé de ne pas discuter des cas non-identifiés avec la presse.

Bien que l'affirmation selon laquelle les astronomes n'ont jamais rapporté de témoignage sur les OVNI soit courante, l'US Air Force rapporte qu'environ un pour cent des témoignages sur lesquels reposent le Projet Blue Book proviennent d'astronomes professionnels ou amateurs. Dans les années 70, l'astrophysicien Peter A. Sturrock a mené deux sondages auprès de l'Institut Américain d'Astronautique et d'Aéronautique (AIAA) et de la Société Américaine d'Astronomie. Environ cinq pour cent des membres sondés affirment avoir déjà vu un OVNI. En 1980, un sondage de Gert Helb et de l'astronome J. Allen Hynek du centre pour les études ufologiques auprès de 1800 membres de diverses associations d'astronomes amateurs montre que 24% des sondés répondent "oui" à la question « Avez vous déjà observé un OVNI ayant résisté à toutes vos tentatives d'identification ? »

Les OVNI dans la culture populaire

Depuis les années 50, des sectes "spirituelles" ont commencé à apparaître, parfois appelées "cercles de contactés". Le plus souvent les membres de ces sectes sont rassemblés autour d'un individu central, un gourou, qui affirme être en contact direct ou télépathique avec des êtres célestes, ou extraterrestres. Parmi eux, on note Georges Adamski, qui a affirmé avoir être contacté par un Vénusien (un "Orthon") grand et blond, voulant avertir l'humanité sur les dangers de la prolifération nucléaire [21]. Adamski a été très largement discrédité, mais la "Fondation Adamski" existe encore de nos jours dans le but de publier les écrits d'Adamski. Au moins deux de ces sectes ont enrôlé un nombre substantiel d'adhérents, notamment la société d'"Aetherius", fondée par British mystic George King en 1956, et la base d'Unarius, établie par « Ernest L. » et Ruth Norman en 1954. Le thème récurrent de ces messagers extraterrestres est l'avertissement face au danger de la prolifération nucléaire. On trouve des groupes de contactés plus récents comme Heaven’s Gate, Raël et The Ashtar Galactic Command. De nos jours, de nombreuses sectes de contactés, tout comme celles plus anciennes, montrent une volonté d'incorporer des idées proches du christianisme et d'autres religions orientales, mélangeant ces dernières avec des idées issues du thème des extraterrestres.


Timbre soviétique imaginant d'éventuels satellites extraterrestres.Les cultes de contactés ont connu un nouvel intérêt pendant les années 80, principalement aux États-Unis, avec la publication des livres de Whitley Strieber (Communion) et Jacques Vallée (Passeport pour Magonia). Strieber, un écrivain d'horreur, pensait que les aliens le harcelaient et étaient responsables de "temps manquants" (missing times) pendant lesquels il était soumis à d'étranges expérimentations [22]. Cette nouvelle vision plus sombre fut reprise dans la littérature avec les abductions extraterrestres et fut la toile de fond de X-Files et d'autres séries télévisées. Cependant, même dans cette littérature, les extraterrestres ont des motifs qui peuvent être bons. Par exemple, le chercheur David Jacobs croit que nous subissons une forme d'invasion discrète par l'assimilation génétique. Le thème de la manipulation génétique (cependant pas nécessairement une invasion) est également fortement exprimé dans les écrits de Budd Hopkins. Le psychiatre John Mack (1929-2004) pensait que le but moral des "envahisseurs" était de jouer le rôle de guides professant amour et sagesse pour sauver l'humanité.

Pendant les années 1970, on note un renouvèlement et un élargissement des idées associant OVNI aux sujets surnaturels et occultes. Quelques adeptes des sectes de contactés des années 1950 avaient incorporé diverses idées religieuses et occultes à leur croyance au sujet des OVNI, mais dans les années 1970 ce phénomène s'est reproduit sur une échelle considérablement plus grande. Beaucoup de participants du mouvement New Age y crûrent et tentèrent d'établir un contact avec les extraterrestres. Un célèbre porte-parole de cette tendance était l'actrice Shirley MacLaine, particulièrement dans son livre et mini-série "Out on a limb".

Les années 1970 ont vu la publication de beaucoup de livres New Age dans lesquels les OVNI et les extraterrestres étaient très présents. Un autre axe de développement dans le folklore OVNI des années 1970 est venu avec la publication du livre d'Erich von Däniken "Chariots of the Gods". Il affirme dans son livre que les extraterrestres visitent la Terre depuis des milliers d'années et il tenta d'étayer cette hypothèse grâce à divers exemples archéologiques et mystères non résolus (voir Théorie des anciens astronautes). De telles idées n'étaient pas vraiment nouvelles. Par exemple, plus tôt dans sa carrière, l'astronome Karl Sagan dans "Intelligent Life in the Universe" (1966) avait affirmé que les extraterrestres pourraient avoir visité la Terre sporadiquement depuis des millions d'années. Ces théories ont inspiré de nombreux imitateurs, suites, et adaptations fictives, y compris un livre ("The Bible and Flying Saucers" de Barry Downing) qui interprète les phénomènes aériens miraculeux décrits dans la bible comme étant des soucoupes volantes. Ces interprétations tendent à expliquer l'évolution humaine par l'action des extraterrestres, une idée présente dans le roman et le film "2001, l'odyssée de l'espace".

Voir l’article les OVNI au cinéma.
Les OVNI constituent un phénomène culturel international depuis les années 1950. Le folkloriste Thomas E. Bullard écrit, « Les OVNI ont envahi la conscience moderne d'une force accablante, et l'apparition sans fin de livres, d'articles de magazine, couvertures tabloïd, films, émissions de TV, dessins animés, annonces, cartes de salutation, jouets, confirment la popularité de ce phénomène ». D'après un sondage (Gallup polls) de 1977, il est estimé que 95% des sondés disent avoir entendu parler des OVNI, tandis que seulement 92% disent avoir entendu parler du Président des États-Unis Gerald Ford seulement neuf mois après qu'il ait quitté la Maison Blanche (Bullard, 141). Un sondage de 1996 (Gallup polls) signale que 71% de la population des États-Unis croit que le gouvernement dissimule des informations concernant les OVNI, un scrutin de 2002 donne des résultats semblables (Roper poll pour The Sci Fi channel), mais avec plus de personnes croyant que les OVNI sont d'origine extraterrestre. Dans un sondage récent, 56% des sondés pensent que les OVNI sont d'origine extraterrestre et 48% pensent que des extraterrestres ont visité la terre. Environ 70% pensent que le gouvernement cache des informations sur les OVNI et/ou la vie extraterrestre.

Éléments d'étude des OVNI
Parallèlement aux témoignages basés sur une observation visuelle, il existe de nombreux cas corroborés par des éléments physiques directs ou indirects. Une part significative de ces témoignages a été étudiée par différentes agences gouvernementales scientifiques et militaires. La donnée physique directe concerne les cas détectés par radar ou photographiés, voir plus largement les traces d'une influence électromagnétique et les perturbations environnementales.

Photographies
Une analyse du corpus des photographies existantes permet de classer les photographies dites d'OVNI en trois catégories [23] :

- Les photographies d'OVNI minimales : la forme supposée correspondre à un OVNI est blanche, souvent uniforme, pauvre en détails, se détachant d'un arrière plan noir ou très sombre ; ces photographies montrent parfois une partie de l'environnement. La valeur informationnelle de cette classe d'image est très faible. On citera par exemple la photo prise durant la "bataille de Los Angeles" dans la nuit du 25 Février 1942, publiée dans le journal Los Angeles Times.
- Les photographies d'OVNI soucoupiques : les photographies de cette catégorie montrent des formes qui évoquent, conformément aux lois de la perspective, celles d'un volume de section circulaire surmonté d'un renflement plus ou moins proéminent. Le simple fait de vouloir les décrire amène une terminologie spécifique qui constitue déjà un début d'identification. La valeur informationnelle de cette classe d'image se réfère d'emblée au champ de la culture (la soucoupe volante en tant qu'engin extraterrestre), indépendamment de la nature de la chose photographiée.
- Les photographies d'ovnis exotiques : celles-ci sont minoritaires car elles ne représentent que 4% des images publiées et se distinguent des deux autres catégories par leur côté atypique. Elles ne s'apparentent ni à la photographie d'OVNI minimale, ni au stéréotype de la soucoupe surmontée d'un dôme. Avec ces photographies, il ne s'agit pas d'une non-identification par défaut de données ou de visibilité, mais par discrimination. En conséquence, elles posent le problème de la non-identification de manière nettement plus aiguë que les autres. On peut alors en déduire qu'elles ont un intérêt plus important d'un point de vue heuristique (haute qualité informationnelle). Ce type d'image, quand il n'est pas ignoré ou rejeté, y compris par les revues spécialisées, restent très minoritaires dans les publications.

Photographie amateur d'un OVNI prise lors de l'observation des Îles Canaries.La célèbre photo de l'OVNI triangulaire de la vague belge de 1990 sera analysée par le professeur Marc Acheroy de l'École royale militaire de Bruxelles, qui conclura à l'absence de trucage et à la matérialité de l'objet pris en photo. Une autre étude approfondie de cette photo par le professeur Auguste Meessen[24] [25] a mis en évidence l'absence de trucage. À ce jour la nature et l'origine de ce qui a été photographié est toujours indéterminée. Néanmoins, une étude de Wim Van Utrecht à permis de reproduire par des moyens "artificiels" une photo similaire, ce qui met en doute la crédibilité du témoignage.
En janvier 1958, un photographe du navire-école Almirante Saldanha de la marine brésilienne prend six clichés d'un disque métallique survolant l'île de Trinidad. Ces clichés seront authentifiés par plusieurs laboratoires.
En juin 1976, une photographie d'un OVNI très lumineux fut prise lors de l'observation des Îles Canaries. Aucun trucage ni aucune confusion avec un phénomène connu n'a pu être détecté.

Vidéos
En mars 1997, une formation lumineuse survole la ville de Phoenix (Arizona), plus de deux cents témoins se manifesteront auprès des autorités locales et l'objet sera filmé par neuf vidéastes amateurs (éliminant tout risque de méprise ou d'erreur de parallaxe).
L'observation de Campeche, au Mexique, eut lieu en 2004 lorsqu'une caméra infrarouge d'un avion de l'Armée de l'Air mexicaine filma onze OVNI dans l'espace aérien mexicain. L'explication sceptique de ce cas est que la caméra infrarouge a filmé les torchères des puits de pétrole (détectable à très grande distance par une caméra infrarouge à cause de la chaleur que dégagent les torchères).
Le site Australian UFO Wave 2006 recensant de nombreuses vidéos d'OVNI prises en Australie en 2006, est en réalité un canular élaboré par un étudiant en cinéma australien.
Vidéo sur les nombreuses observations filmés en 1992 lors de la grande vague mexicaine.

Traces physiques sur l'environnement

Traces au sol photographiées à Trans-en-Provence.L'étude de ces données se base sur les traces physiques de débarquement, les impressions au sol (brûlé et/ou desséché, végétation brûlée et abîmée, anomalies magnétiques, niveaux accrus de rayonnement et traces métalliques).

Par exemple :

Lors de l'incident de Rendelsham en Angleterre en décembre 1980.
Lors de l'observation d'ovnis à Trans-en-Provence en 1981, des échantillons de sol et de végétaux prélevés sur le site seront analysés par le professeur Michel Bounias de l'INRA (Institut national de la recherche agronomique). Son expertise conclura à une irradiation massive sur un rayon de près de dix mètres. Une contre-expertise menée par le SERPAN a mis en évidence les lacunes méthodologiques de cette étude.
En 1982, des plantes situées à proximité du site d'une observation près de Nancy présenteront une modification pigmentaire et une déshydratation importante. Ces données seront confirmées par plusieurs laboratoires indépendants.[26]
D'un point de vue méthodologique, il est impossible d'établir avec certitude un lien entre les traces physiques alléguées et l'observation d'OVNI. La cause d'une altération environnementale peut être tout autre que causée par le passage d'un OVNI, ce qui ne peut jamais être écarté puisqu'il n'a pas été possible de faire les prélèvements juste avant puis juste après l'observation d'OVNI, pour comparaison.

Effets physiques sur témoins

Photographie de la victime de l'incident allégué de Falcon LakeCertains témoins ont déclaré avoir ressenti des effets physiques durant ou après le passage d'un OVNI, comme des maux de tête, des acouphènes, des nausées, des brûlures épidermiques ou cornéennes (comme dans l'incident de Falcon Lake) voir des paralysies temporaires. On a aussi recensé des cas d'empoisonnement radioactif, comme dans l'affaire Cash-Landrum. Cependant, dans la majorité des cas, aucune preuve médicale n'a pu être apportée, ou dans le cas des brûlures, la banalité de la blessure n'exclut pas la possibilité d'un canular.

Détections radar et poursuites
Celles-ci sont souvent considérées parmi les meilleurs cas puisqu'ils font participer le personnel et les opérateurs militaires qualifiés des tours de contrôle parallèlement à un contact visuel.

En janvier 1948, lors de l'incident de Mantell dans le Kentucky, une observation d'OVNI par de nombreux témoins civils et militaires a été suivie d'une "course-poursuite" entre l'OVNI et trois chasseurs, chasse ayant entrainée l'accident mortel du chef d'escadrille Thomas F. Mantell.
En juillet 1952, la célèbre observation de Washington sera corroborée par plusieurs radars civils et militaires.
En août 1956, les radars de la base militaire de Bentwaters (Royaume-Uni) détectent une formation de quinze objets se déplaçant à plus de 6400 km/h. Le rapport Condon étudiera ce cas mais ne pourra présenter aucune explication sur ce phénomène.
En septembre 1976, les radars iraniens détectèrent des OVNI durant le célèbre incident de Téhéran.
En mars 1990, l'armée belge fait décoller 2 F16 afin d'intercepter un ovni signalé par plusieurs témoins au sol et détecté sur les radars. Une trace d'un réflecteur non identifié a été enregistrée qui en 7 minutes est passée de 900m à 4000m et de 800 à 1000km/h. [27]

Interférences électromagnétiques
L'interférence électromagnétique concerne les voitures calées, les black-out, les interférences radio/TV, les problèmes de communication et de navigation aérienne. Une liste de plus de trente incidents d'avion a été compilée par Dr Richard F. Haines, scientifique à la NASA. En 1976, l'incident de Téhéran, enregistré par la CIA, a eu comme conséquence de multiples pertes de communication d'avions civils et militaires, ainsi que l'échec du système d'armes d'un F-4 lorsqu'il était sur le point de faire feu sur un OVNI [28].

Les enquêtes officielles
Depuis une cinquantaine d'années, de nombreuses études scientifiques officielles ou officieuses sur le phénomène OVNI ont été menées par différents organismes gouvernementaux et associations d'études. Jusqu'à maintenant, aucune étude officielle n'a conclu en faveur de l'origine extraterrestre d'OVNI. Quelques études sont restées neutres dans leurs conclusions, mais ont en général conseillé la poursuite des études scientifiques à ce sujet pour élucider les cas les plus compliqués. D'autres études privées ou gouvernementales, minoritaires, concluent en faveur de l'hypothèse extraterrestre et critiquent la position officielle de la communauté scientifique.

Les enquêtes américaines
Le gouvernement américain décida d'enquêter sur le phénomène OVNI dès la fin des années 1940 et créa différentes commissions d'enquête sur le sujet, comme le projet Sign ou le projet Grudge. La plus célèbre fut le projet Blue Book, placé sous l'autorité de l'US Air Force, qui enquêta de 1951 à 1969 sur le sujet. Sur 10147 cas étudiés, 9501 ont été expliqués.[29] En 1966, le gouvernement des États-Unis commanda un rapport d'experts sur le sujet, ce rapport portant sur une centaine de cas fut rendu public en 1969 sous le nom de rapport Condon (du nom du physicien qui le dirigea, Edward Condon) [30]. Environ 15% des cas d'OVNI étudiés par le Comité Condon en 1969 ont été considérés comme inexpliqués une fois passés en revue par l'institut américain de l'aéronautique et de l'astronautique (AIAA).

Néanmoins, les rédacteurs du Rapport Condon conclurent qu'il n'y avait pas de preuves suffisamment solides pour soutenir l'hypothèse extraterrestre et donc que les études sur le phénomène OVNI devraient être abandonnées. Ils ajoutèrent que le phénomène OVNI n'était probablement dû qu'à des méprises complexes avec des phénomènes prosaïques, mais qu'une frange de 6 à 10% de cas résistait à l'analyse critique et devait relever de cas d'hallucinations ou de canulars. Le Rapport Condon fut une étape importante dans le développement du modèle sociopsychologique du phénomène ovni, qui reste aujourd'hui la position majoritaire au sein de la communauté scientifique.

Par ailleurs, les scientifiques du projet Sign remirent en 1949 un rapport secret au Pentagone, dans lequel ils conclurent qu'il était fort probable qu'une partie des OVNI soient des engins extraterrestres. Cependant, dans ce cas aussi, aucune preuve formelle ne put être fournie, hormis l'opinion des experts ayant étudié le sujet.

Les enquêtes françaises
La France, également, créa plusieurs organismes de recherche sur le sujet : le GEPAN (Groupement d'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés) fut créé en 1977 sous l'égide du CNES et fut remplacé par le SEPRA (Service d'expertise des phénomènes de rentrées atmosphériques) en 1988. Suite aux prises de position répétées de son directeur Jean-Jacques Velasco en faveur de la thèse extraterrestre et à la publication d'un livre [31] en 2004, le SEPRA est officiellement dissous. Une étude menée de 1976 à 2004 par le GEPAN puis par le SEPRA a montré que parmi 5800 cas très détaillés, environ 13% restent non expliqués (dont 46% considérés comme ayant des explications probables et 41% restants insolvables).

Depuis fin 2005, le CNES relance un programme d'études du phénomène OVNI sous l'appellation de GEIPAN (Groupe d'étude et d'information sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés) dirigé par Yves Sillard.

Le 2 janvier 2007, un article publié dans le journal français Le Figaro annonce que le CNES va rendre publiques ses archives des trente dernières années sur les OVNI.

Par ailleurs, il faut signaler l'existence d'un rapport semi-officiel sur les OVNI : le rapport COMETA[32], remis en 2000 à Jacques Chirac et à Lionel Jospin. Ce rapport n'a pas atteint son but (sensibiliser les pouvoirs publics au phénomène) car il a été publié par VSD, ce qui l'a décrédibilisé. Il s'agit cependant d'une étude très sérieuse, rédigée par des membres de l'Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN) et préfacé par le général Norlain, ancien directeur de l'IHEDN. Il est le fruit de trois ans de travaux de l'association COMETA, présidé par le général Letty, dont font partie :

M. Michel Algrin, docteur d'État en sciences politiques, avocat à la cour
M. Pierre Bescon, ingénieur général de l'armement
M. Denis Blancher, commissaire principal de la police nationale au ministère de l'intérieur
M. Jean Dunglas, docteur-ingénieur, ingénieur général honoraire du Génie rural et des eaux et forêts
M. Bruno Le Moine, général de l'armée de l'air
Mme Françoise Lépine, de la fondation pour les études de défense
M. Christian Marchal, ingénieur en chef des Mines, directeur de recherches à l'Onera
M. Marc Merlo, amiral
M. Alain Orszag, docteur d'État en sciences physiques, ingénieur général de l'armement
Jean-Jacques Velasco, ex-directeur du SEPRA, a aussi collaboré. Dans une première partie, ce rapport se contente de citer des cas avérés d'observation d'OVNI n'ayant pu être expliqués rationnellement. La deuxième partie expose les différentes hypothèses et de la recherche en France et à l'étranger sur le sujet. La troisième partie quant à elle analyse les conséquences politiques et stratégiques du phénomène. Chose notable, ce rapport conclut à « la réalité physique quasi-certaine d'objets volants totalement inconnus. » et « L'hypothèse extraterrestre, en déduisent les auteurs du rapport, est de loin la meilleure hypothèse scientifique ; elle n'est certes pas prouvée de façon catégorique, mais il existe en sa faveur de fortes présomptions, et si elle est exacte, elle est grosse de conséquences. »

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